Traversée du Maroni : sécurité, affluence et Bac Malani au cœur des discussions à Saint-Laurent

Rédigé le 17/01/2026

Ce vendredi 16 janvier 2026, une réunion s’est tenue à Saint-Laurent-du-Maroni en présence de Gabriel Serville, président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), de Jean-Paul Ferreira, vice-président de la CCOG et 1er vice-président de la CTG, de Chester Léonce, vice-président en charge de l’aménagement du territoire et des transports, ainsi que des services de l’État et de la CCOG.

À l’ordre du jour : le bilan des incidents survenus en décembre autour du bac La Gabrielle et l’avancement du dossier du Malani, appelé à renforcer la traversée du fleuve Maroni.

Décembre sous tension autour du bac La Gabrielle

Le mois de décembre a été marqué par une affluence exceptionnelle, avec plus de 150 véhicules par jour, provoquant de longues files d’attente, de jour comme de nuit. La situation s’est aggravée avec une agression à l’arme à feu visant une famille en route vers le Suriname, faisant deux blessés graves.

Face à cette crise, des mesures d’urgence ont été mises en place : élargissement des horaires du bac et augmentation des rotations, notamment le week-end.

Pour éviter que ce scénario ne se reproduise, plusieurs pistes sont à l’étude :

  • un dispositif de sécurité renforcé,
  • une meilleure gestion de la file d’attente,
  • une adaptation du nombre de rotations,
  • et la réflexion autour d’un système de réservation pour anticiper les pics de fréquentation.

© CTG

Le Malani attendu comme une solution durable

La réunion a également permis de faire un point précis sur la mise en service du bac Malani. La réception définitive des cales côté Albina est prévue en février, avant les vérifications techniques. La question d’un second équipage, en lien avec le Suriname, a aussi été abordée.

Des travaux d’adaptation restent nécessaires, notamment sur les interfaces et les cales. Un appel d’offres a été lancé pour la mise en place de cales mobiles, solution retenue pour faciliter l’accostage à marée haute comme à marée basse.

La mise en service du Malani est envisagée à partir de juillet 2026, pour une entrée en fonctionnement définitive en septembre 2026.

 « Tout le monde doit être au même niveau d’information »

Pour Gabriel Serville, le président de la CTG, cette réunion était indispensable. Elle a permis de mettre autour d’une même table tous les acteurs concernés par la mise en service du bac Malani. « L’objectif, c’était que tout le monde soit au même niveau d’information », souligne le président de la CTG. Gabriel Serville annonce la désignation d’un référent CTG pour assurer la coordination du projet et confirme le choix technique des cales mobiles :

« Nous avons trouvé une solution technique avec un système de cales mobiles qui permettra de favoriser l’accostage du Malani, sans arrêter les rotations du bac La Gabrielle. »

Estimé à près de 10 millions d’euros, le projet Malani est cofinancé par plusieurs partenaires. Un investissement jugé nécessaire par le président de la CTG :

« Ce n’est pas du fonctionnement à perte, c’est un investissement sur l’avenir. Avec l’augmentation des flux de passagers, de marchandises et de véhicules, nous avons besoin d’un outil plus performant que La Gabrielle »

Enfin, Gabriel Serville a tenu à balayer les rumeurs de tensions entre la CTG et la CCOG. « Il n’y a jamais eu de torchon qui brule entre la CTG et la CCOG. Il y a simplement une nécessité d’améliorer la coordination et la circulation de l’information », conclut Gabriel Serville.