Coronavirus : Les parlementaires Antoine Karam et Gabriel Serville plaident pour une unité médicale de campagne à Saint-Georges

Rédigé le 16/05/2020

Un "hôpital de campagne" pour lutter contre l'épidémie dans l'est de la Guyane 

À la frontière fluviale du Brésil, la commune de Saint-Georges de l'Oyapock est devenue un foyer épidémique majeur avec 54 cas de Covid-19 confirmés pour plus de 4 000 habitants et une propagation qui augmente.  « La proximité avec notre voisin brésilien et l’augmentation des cas de Covid-19 laissent craindre une aggravation sévère de l’épidémie dans la zone transfrontalière de Saint-Georges de l’Oyapock, déjà limitée sur le plan médical », s'inquiète le sénateur Antoine Karam. De l’autre côté du fleuve, l’État d’Amapa a enregistré 423 cas supplémentaires sur la seule journée du jeudi 14 mai, faisant grimper à 3 400 le nombre de cas positifs. A Oiapoque, ville voisine de Saint-Georges de l’Oyapock, 59 personnes sont touchées.

Hier, lors de l'audition de la Ministre des Outre-mer, Annick Girardin, par la délégation aux Outre-mer du Sénat, le sénateur Antoine Karam a rappelé « l’impérieuse nécessité d’anticiper l’amplification annoncée de ce foyer de contagion ».  En réponse, il est précisé que le Centre départemental de prévention et de santé s’est organisé pour tester chaque jour un nombre de personnes plus important avec un renfort d'une équipe médicale mobile du CHC. Par ailleurs, la présence des forces de l’ordre a été renforcée menant des patrouilles sur l’Oyapock. 

Mais pour le sénateur, la situation mérite « une réflexion plus large » qui pourrait trouver une réponse dans la mise en place d’une unité médicale de campagne comparable à celle déployée dans la région Grand Est. 

Même son de cloche pour Gabriel Serville 

Sur les réseaux sociaux, le député de Guyane informe que lors de la réunion hebdomadaire de concertation de ce lundi 11 mai en préfecture, il a proposé d'alerter le ministre de la santé sur la nécessite qu' une partie du matériel médical de l'hôpital de campagne à Mulhouse, démonté depuis, soit mis à disposition dans la vallée de l'Oyapock. « La non-maîtrise de l'épidémie sur la rive brésilienne aura de lourdes conséquences côté guyanais », s'inquiète Gabriel Serville sur sa page Facebook.

L’Agence régionale de santé prévoit dès le 18 mai des tests généralisés à toute la population, avec la mobilisation de la réserve sanitaire. Une cellule de crise locale à Saint-Georges aura lieu demain samedi 15 mai à 10h30 à la mairie en présences des autorités municipales, préfectorales et sanitaires.